Dans ma série d’articles concernant les syndromes de « l’hystérie Covid », le précédent traitait du « Le sentiment de toute puissance sur la nature. ». Aujourd’hui, je vais aborder le principe de précaution poussé à outrance.

Nos sociétés sont de plus en plus averses au risque. Je le constate aisément au niveau individuel. Parmi les personnes que j’accompagne, c’est très souvent l’aversion au risque qui maintient les gens dans une sorte de statut quo.
C’est cette même aversion au risque qui nous fait perdre collectivement les pédales. Parce que si l’on regarde les chiffres purs et durs, le Covid, ce n’est pas la peste en terme de létalité. Votre réponse est-elle vraiment proportionnée au risque? Permettez-moi d’en douter très fortement. Les conséquences des décisions prises pour lutter contre le Covid seront bien plus néfastes pour nos sociétés que le Covid lui-même. Simplement, les conséquences des mesures anti-covid sont pour demain, elles sont encore indolores pour l’instant. Tel des enfants gâtés, nous ne voyons que l’immédiat. Et que se passerait-il dans nos sociétés, si un jour nous sommes confrontés à un vrai risque pour la survie de notre espèce? Que se passerait-il, si demain il y avait une épidémie de type Ebola qui, elle, tue 90 % des malades et quel que soit l’âge.
Les réactions disproportionnées, sans évaluer les conséquences avec le principe du quoi qu’il en coûte, est la conséquence du principe de précaution poussé à outrance. S’il y a bien un principe qui ne fait pas dans la nuance c’est bien celui-ci : le quoi qu’il en coûte, comme s’il n’y avait plus aucune limite à rien. Les gouvernements qui se sont succédés depuis près de 40 ans maintenant ont toujours soutenu leur promesse électoraliste à coup de crédit revolving. Là, avec cette hystérie autour du Covid nous venons de franchir une nouvelle étape, le crédit revolving sans plafond.
Là, vous avez atteint le niveau -1 des 5 niveaux de relation à l’argent comme je le décris dans une de mes vidéos de mon challenge des 4 jours.

J’aimerais que tous ceux qui ont encore une once de lucidité économique puissent regarder leurs enfants droit dans les yeux en leur disant : « vous réglerez l’addition quoi qu’il en coûte! ». Monsieur le président, quand on commence une phrase on la termine s’il vous plaît. Lors de votre allocution télévisée vous auriez dû aller jusqu’au bout: « quoi qu’il en coûte, à nos enfants. » Parce que c’est bien de cela dont il s’agit, nous devrons tous regarder nos enfants droit dans les yeux et leur dire « on va vous laisser un bel héritage: des milliers de milliards de dettes et une économie par terre, good luck ».
L’autre problème dans cette politique du quoi qu’il en coûte, c’est que ceux-là même qui prennent ce genre de décisions sont tout bonnement incapables d’évaluer le coût de leur décisions justement. Ce sont les premiers à s’offusquer quand il y a un plan social dans un grand groupe qui menace des milliers d’emplois. Ce sont les premiers à parader sur les plateaux TV pour montrer combien ils prennent le problème au sérieux. Ce sont les premiers à promettre des solutions qui ne sont même pas de leur ressort. Simplement en terme de communication, cela ferait désordre s’ils ne prenaient pas des postures de tout puissants alors qu’ils sont impuissants à la résolution du problème.
Avec les mesures prises dans le cadre de la lutte contre le Covid, on sauvegarde les gros blocs de l’économie avec l’argent de nos enfants et en même temps on désigne des « non essentiels » que l’on va sacrifier en silence, tout en faisant du brouhaha médiatique sur le fait que nous les soutenons.
2.000.000 d’entreprises qui perdent chacune 1 emploi ça fait 2.000.000 de chômeurs, mais ça ne fait pas la une des journaux. Politiquement parlant c’est moins grave qu’un grand groupe qui va licencier 2000 personnes, parce que là ça ferait la une des médias. Ces non essentiels seront des gens qui ne consommeront plus, mais ce seront surtout et avant tout des commerçants, des artisans, des indépendants qui ne consommeront plus également professionnellement parlant. Des milliers de véhicules utilitaires en moins, des milliers de locaux laissés vides. Les devantures des commerces de nos centres villes déjà mourant se verront administrer l’extrême onction d’un coup de peinture blanche sur leur devanture. Ah! il va faire bon vivre quand l’hystérie collective covid telle une vague de tsunami se sera retirée. Parce que c’est bien cela que vous devez comprendre chers (très chers d’ailleurs) énarques détenant le savoir. Votre quoi qu’il en coûte c’est un tsunami économique, une fois que l’eau des restrictions coercitives en tout genre se sera retirée, ce ne sera que désolation. Il faudrait être fou pour croire que toute une génération de commerçants/artisans que l’on a sacrifiés aura l’énergie pour tout reconstruire en repartant de zéro ! Non, messieurs les énarques, l’économie ce n’est pas que des chiffres dans un tableur Excel qui mouline dans un bureau à Bercy. C’est aussi et avant tout de la psychologie et de l’énergie mentale pour se lancer ou se relancer.
Enfin pour vous, une conséquence plus immédiate que vous allez mesurer dans votre tour d’ivoire à Bercy, vous réaliserez que vous venez de licencier sans préavis, avec quelques petites indemnités dérisoires, vos 2.000.000 de collecteurs de TVA, de charges sociales et de taxes en tout genre. Welldone… Ce ne sont pas vos reports de charges qui y feront quelque chose. Il faut quand même être sacrément déconnecté de la réalité pour croire qu’il ne s’agit que d’un report de chiffre d’affaire pour eux. Ce n’est pas parce que vous n’avez pas été vous faire couper les cheveux durant le confinement que vous irez vous faire couper les cheveux 3 fois durant le mois qui va suivre la réouverture.
La cerise sur le gâteau, c’est quand Monsieur Lemaire annonce très sérieusement que le gouvernement va donner un crédit d’impôt de 30% à tous les bailleurs qui abandonneront leur loyer !!!
Faites d’abord un sondage en interne, demandez si vos amis énarques de la haute fonction publique seraient volontaires pour abandonner leurs très grasses rémunérations en échange de 30% de crédit d’impôt !!!
« Je crois que la question est vite répondue », comme dirait ce petit rigolo qui fait le buzz sur les réseaux sociaux.


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